-Comment ça va?
- J'ai la rage.
-Ah bon?
-Oui, mais la rage de l'expression!
Jetez-lui promptement sous la griffe un mouton :
S’il n’en est pas content jetez-en davantage
Jean de La Fontaine, Le lion
Calme et studieux, il semble tenir une cigarette, une des nombreuses qui lui causeront son cancer du poumon beaucoup plus tard.
Là, la mort est présente chaque jour. L'a -t-il donnée? Derrière lui, une fenêtre fermée par un rideau blanc, que s'y passe-t-il?
Il n'a pas 20 ans, s'est engagé dans la 2 ème DBFM (demi-brigade des fusiliers marins) à Berouan près de Nemours (Ghazaouet).
Pas encore fracassé par son expérience de la guerre, il est sur le terrain depuis moins d'un an.
"Tu ne dis jamais rien de moral et tu ne fais jamais rien d'immoral".
Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray
Elle me dit:
Elles te jugent inefficace? alors tu te casses!
Oh pensé-je, rime pauvre mais riche idée concernant ces suffisantes!
Une des marques du génie est la mauvaise réputation. Exemple: Debord, Sollers, Nabe, Zagdanski.
Du reste, Debord sur Sollers: que des mauvais commentaires. Nabe sur Zagdanski, idem et inversement.
Par contre, avoir mauvaise réputation quand on est normal, quelconque, c'est la disgrâce totale.
Des noms? Pléthore...
Si Charlie Christian, Lautréamont ou Raymond Radiguet s’étaient dit : « Oh, ça va, j’ai le temps, je vais me chauffer un peu dans mon art, mais bon, je donnerai ma puissance après 25 ans, je ne suis pas obligé de mettre toute la gomme au début, il faut y aller mollo, piano piano, qui veut aller loin ménage sa monture… » et autres conneries, il n’y aurait jamais eu tous ces chefs-d’œuvre absolus de la musique de l’ère swing pré-bebop à la guitare électrique, ni Les Chants de Maldoror et les Poësies de Ducasse, ni Le Diable au corps, Le bal du comte d’Orgel et surtout ce recueil de poèmes au titre génial : Les Joues en feu.
Comme celui qui a « introduit le langage parlé dans le langage écrit », moi j’ai réintroduit la vie dans la littérature. Absolument ! Par mon écriture, le livre lu n’est plus du tout mort ni poussiéreux, c’est de la vie directement qui en jaillit, intacte. Et pour mettre de la vie dans la littérature, il faut mettre la littérature dans sa vie. La littérature, c’est pas un truc pour mec qui aime bien lire des livres chez lui en secret, dans l’ombre ; c’est revivre l’écriture de l’écrivain comme il les a vécues lui-même (la vie et l’écriture qu’il a écrite), c’est plonger avec joie dans le contenu vivant, vivace de ce qui est écrit !
Le signe de quelqu’un de petit, c’est qu’il ne voit jamais les choses en grand.
Non, il ne faut pas jouer le mépris, Jean Genet l'a dit: "Je ne connais pas le mépris, je ne connais que l'amour ou la haine".
MEN à propos de Bégaudeau
Avis de passage
L'exacte couleur de la lumière
a été aperçue
ce samedi 10 mai
entre deux virages de vent
au bord irisant des platanes
de la grande place
Thomas Vinau, dans c'est un beau jour pour ne pas mourir
-Ton état général, question boulot?
-A bout de souffle.
-Ah... un mot d'explication quand même?
-Dégueulasse.
Une soirée au Taquin, club de jazz où se produit ce soir-là un jeune trio (piano, contrebasse et batterie) trio classique et non pas triolisme.
Je repère les toilettes avec 2 portes distinctes (hommes/femmes) mais un poster sur chaque porte attire mon attention.
Sur la porte qui mène aux toilettes des hommes, le dessin d'une girafe qui se retourne et qui dit: Ici, on fait pipi debout. Elle porte une petite robe rouge.
Sur l'autre porte, le dessin représente un ours lisant un journal, assis sur la cuvette des toilettes et le texte dit ceci: Ici, on fait pipi assis.e.s
Cela me fait penser à un séjour en Allemagne où chez l'ami d'un ami il fallait que les hommes s'assoient pour pisser. Pratique courante dans les pays nordiques.
Je pense aussi à ce mot de Sollers sur l'expression "c'est un garçon manqué" qu'il transforme en "c'est une fille réussie".
Ma fille, 7 ans aime pisser debout. Je ne l'en dissuade pas, c'est un jeu ; quant à moi pisser assis jamais.
Pourquoi me demande-t-elle, nous faisons bien cela assises alors pourquoi pas vous les hommes?
C'est ridicule lui dis-je, rien à voir avec l'égalité, mais je trouve très parlant que la typographie soit utilisée pour soi-disant améliorer l'égalité entre les sexes.
Le point médian, ou la confusion des sexes...
"Que devient la jeunesse française dans la mondialisation sauvage? Je l'observe, en fin d'après-midi, assis à la terrasse d'un café, près de la Fac de Droit. C'est le moment de la sortie des cours, un déferlement de corps petits-bourgeois en pleine bousculade. Ils et elles sont très jeunes, 18-20 ans, mais la vieillesse mentale les guette [...] Les filles, même les plus déprimées, sont idéalistes et romantiques. Rien, aucun échec, aucune déconvenue ne pourrait les faire démordre d'un horizon abstrait lumineux. Au fond, ce sont des petites filles, elles endurent, elles espèrent toujours. Elles croient à la vie, elles n'ont aucune idée de la mort. J'écoute leurs voix saccadées, elles butent sur le mur du son. Elles parlent beaucoup, et n'entendent rien. C'est leur vocation".
Philippe Sollers, dans Mouvement (2016)
C'est que l'impassible, qui a relu Marc Aurèle, considère le monde comme une prison provisoire où l'on peut cependant garder sa liberté intérieure. La liberté, prétend l'impassible, consiste à pouvoir remettre au lendemain, ou à la semaine prochaine, ce qu'on aurait dû faire la veille.
L'impassible, Frédéric Berthet
L'impassible a le même âge, une fois pour toutes: celui où il est revenu de tout: Il ne croit pas à l'événement et émet un certain nombre de doutes sur la réalité du monde extérieur. Pour lui, la terre n'est plus qu'un satellite en orbite autour de sa mémoire.
Frédéric Berthet ( l'impassible)
A force de vouloir des "histoires", les gens finissent par s'en tenir aux feuilletons télévisés. C'est vrai qu'il leur arrive si peu de choses dans la vie qu'il leur faut encore des anesthésies.
Frédéric Berthet dans un article sur Maîtres anciens de Thomas Bernhard
50 raisons d'aimer les jeunes filles, plutôt que 50 nuances de gris
Porto (Foz) avril 2025
Capbreton, avril 2025
Tarnos, avril 2025
Je vais de plage en plage
Tel est mon paysage
Je ne tourne pas la page
Toujours les mêmes rivages
Les mêmes vagues
Le même sable
De Porto à Capbreton
De Foz Velha à Tarnos
Jamais je ne croise Thanatos
Entre deux eaux, entre deux âges
Plus un jeune page, pas un vieux sage
Je vais de plage en plage
Je ne crains pas l'usure de l'âge
Car de ces plages j'en ai l'usage
Ainsi j'écris ma page.
Les mots
font des trous
dans l'impossible
dit Vinau Thomas
que je veux bien croire
quand j'attends
mon fils
qui ne vient pas
Et je l'attends
comme le fils prodigue
encore faudrait-il
qu'il la vive sa vie
englué qu'il est
dans la merde, la mèr(e)de!
c'est pas possible
de regarder la vie
passer
comme il regardait
les trains passer
petit
il est devenu
grand
mais empêché
en péché qu'il est
la vie
elle se faufile
par un trou de souris
Il me dit que lorsqu'il était petit il adorait regarder passer les trains en gare, il pouvait y rester des heures. Un jour il est même allé exprès à la grande gare de la capitale avec sa grand-mère (il avait 10 ans) pour pouvoir en voir le plus.
Mais gare à ne pas laisser passer ta vie!
Mon inconscient me joue détours.
Je n'ai pas voulu faire leur tableau, elles ne peuvent plus me voir en peinture.
C’est fascinant tous ces gens qui traversent la vie sans avoir jamais rien compris, sans rien avoir su, ni rien voulu savoir, sûrs d’eux et de leur façon de penser, se mentant à eux-mêmes pour avoir l’air d’être quelqu’un qui compte, et d’abord à leurs propres yeux. Tout faux, tout en simulation, tout en corruption mal assumée, tout en déviance de l’essentiel.
M.E.N dans la feuille nabienne n°15
Flash. Difficile, en voyant Depardieu entrer au tribunal pour son procès en s'appuyant sur l'épaule de son avocat Jérémie Assous, de ne pas voir une autre image s'y substituer: celle de Sollers, une des dernières fois où je l'ai vu, faisant exactement le même geste sur mon épaule pour qu'on avance tous les deux lentement de chez Gallimard à la station de taxis de la rue du Bac...
M.E.N dans la feuille nabienne n°13
Pour être sauvé, Kafka prétendait qu'il fallait être à terre, couché, que la posture verticale, flagrante de la puissance de l'homme, le rendait exposé, visible, attaquable [...]et que c'était seulement par terre, couché au milieu des animaux, qu'on pouvait voir les étoiles qui délivrent de cette puissance de l'être humain, source d'angoisse.
Jacques Henric, dans La nuit folle
"Ce mélange odieux de je-m’en-foutisme et de surveillance".
" Dialogue avec ma femme :
— Arrête de faire du bruit ! Comment on peut se moucher dans la vie ? Moi, je me mouche jamais…
— Si vous avez pas de corps, c’est pas mon problème "!
"Qu’on ne me dise pas que les présocratiques ne sont pas drôles ! Exemple : le « souviens-toi de te méfier » d’Épicharme (de Syracuse), c’est à se rouler par terre : le type qui, déjà dans l’Antiquité, n’avait aucune confiance dans l’être humain !… Céline avait écrit l’épigramme d’Épicharme en grand sur un mur de son appartement rue Girardon, et il le répétait souvent. Si j’avais un appartement, je ferais de même. Souviens-toi de te méfier" !
Dans la feuille Nabienne n°14
Dans ma poche
Dans ma poche
j'ai un briquet
un canif
un silence
un sourire
suivant la personne
je dégaine
Thomas Vinau
Extrait de l'article de Yann Diener dans Charlie Hebdo, au sujet d'Annie Le Brun (Ce qui n'a pas de prix) cette phrase: Annie Le Brun explique pourquoi Sade continue à déranger et à interroger notre modernité:
"Non seulement il a été le premier à saisir l'influence de la sexualité dans la vie humaine mais qui plus est, il a discerné à quel point la pensée est liée à la pulsion sexuelle."
Sade a établi qu'il n' y a pas d'idées sans corps.
Du berceau au cercueil, les gens se croient en vie alors qu’ils ne sont jamais vraiment nés et qu’ils n’auront même pas droit à une mort intéressante. Au final, ni la vie ni la mort n’en aura voulu !
M.E.N dans la feuille nabienne n°12
Se rappeler Meursault dans l'étranger de Camus: "Même sur un banc d'accusé, il est toujours intéressant d'entendre parler de soi".
Heureusement que t'as ça, heureusement que tes textes te protègent.

*
Parfois, la réalité est si énorme d'absurdité que tu te crois égaré dans un vieux film comique, un Buster Keaton ou un Jacques Tati.
*
Ce n'est tout de même pas à toi de payer à tes ennemis un psy.
Carnet de Marc Pautrel (14/03/25)
Il cherche depuis longtemps quoi faire, comment s'en sortir; il tergiverse, change dix fois d'avis. La solution, la bonne, la seule, traverse son esprit parmi ds dizaines d'autres. Un vrai moulin; et puis un jour c'est là, c'était là sous son nez comme la lettre volée ou plutôt comme le titre du blog qu'il avait créé, ce mot merveilleux dégageant l'horizon: évidence.
Le dernier chien
À la fin de sa vie
lorsque le succès l'écrase
que Jeanne et Marcel
et sa mère et son père
et la plupart de ses amis sont morts
que la maladie et la douleur le grignotent
que malgré toutes les réussites sa vie n'est plus qu'un exil
que la Camarde est prête à lui faire payer
d'avoir semer des fleurs dans les trous de son nez
Georges Brassens marche sur une plage bretonne
avec son dernier chien
c'est un caniche
qui s'appelle Kafka
Debout dans les fleurs sales (Thomas Vinau)
Sollers parlant de Saint-Simon dans Médium: "L'avantage du français, c'est sa concision et sa commotion. Il n'est pas fait pour communiquer, mais pour dégager, abréger, juger et tuer".
C'est aussi le meilleur résumé possible de Médium, livre majeur de Sollers.
"Elles parlent sans arrêt, toujours d'elles-mêmes. Pour vous détendre, prenez la parole, ne la lâchez plus, monologuez. Je ne sais pas, moi, brodez sur une de vos lectures récentes, la plus ardue, la plus abrupte, avec des commentaires de votre cru inventés au fil du discours. Je recommande un auteur imparable: Heidegger. Quand vous en êtes à raconter comment rencontrer la déesse-vérité elle même, tout cela à partir du grec ancien, bien sûr, vous pouvez vérifier que votre compagne hystérique s'est paisiblement endormie de façon enfantine et gracieuse. C'est le moment de la quitter sur la pointe des pieds. elle ne vous en voudra pas d'être un si bon somnifère".
Sollers dans Médium
"Voici Monseigneur, c'est-à-dire, aujourd'hui, le français courant:
"Il était sans vice ni vertu, sans lumières ni connaissances quelconques, radicalement incapable d'en acquérir, très paresseux, sans imagination ni production, sans goût, sans choix, sans discernement, né pour l'ennui qu'il communiquait aux autres, et pour être une boule roulante au hasard par l'impulsion d'autrui, opiniâtre et petit en tout à l'excès, une incroyable facilité à se prévenir et à tout croire, livré aux plus pernicieuses mains, incapable de s'en sortir et de s'en apercevoir, absorbé dans sa graisse et dans ses ténèbres, et, sans avoir aucune volonté de mal faire, il eût été un roi pernicieux".
Saint-Simon, cité par Sollers dans Médium
Où il est question de Venise, de l'ardente Ada, de la Riviera (pas celle que l'on croit), de Saint-Simon, de la folie tous azimuts (et heureusement de son remède): Médium un sommet de l'oeuvre Sollersienne: concision, ironie, style, dégagement, solitude, grâce, génie. Ecrit à l'encre bleue de la subversion.
"Je sais que plus tard, beaucoup plus tard, lorsque les choses auront repris leur place dans le cours naturel de ma vie, il m'arrivera pourtant, une seule fois peut-être, de repasser devant l'hôpital sans revoir tout de suite l'église et les jardins que j'ai pourtant si souvent traversés, sans ressentir ce petit pincement au coeur que je ressentais chaque fois avant de pénétrer dans sa chambre, sans me souvenir immédiatement que mon père y a vécu ses derniers jours.
Tout me reviendra, mais seulement après quelques secondes, seulement après un effort de mémoire, mais aussi avec cette sorte d'étrangeté qui banalise les passions les plus folles, avec cette sorte d'indifférence qui donne aux souvenirs la même couleur et le même ton.
Entre-temps, la vie aura continué sans lui".
Dernière page de "La dernière année", Philippe Vilain
Il se dit que seul un livre qu'il aurait écrit pourrait dire ce qu'il a vraiment été, ce qu'il a vraiment vécu; la vie sans la réflexion personnelle sur sa vie, ce n'est pas vraiment la vie, celle-ci est ailleurs, dans les pages qu'il aurait noircies(mais qui en fait auraient éclairé sa vie).
Ce livre n'est pas écrit, il est à paraître. Une fois écrit, pense-t-il, il apparaîtra tel qu'en lui-même.
Cher Monsieur,
Tu en es bien conscient, te voici aux jours brillants.

*
Le vin rouge, plus doux que tout, glissant lentement dans le sang.
*
Tu n'as jamais oublié, tu gardes la foi dans les cyprès, les oliviers et les pins.
Marc Pautrel dans ses carnets (en date du 17/02/25)
*
"Qu’est-ce qu’on a à foutre d’être propriétaire d’une maison dans laquelle on vit, avec un canapé, une télé, des fauteuils, une bibliothèque, un petit jardin, etc ? Ce qui compte, c’est de vivre dans n’importe quelle condition et n’importe où, du moment que ce ne soit pas « chez soi », et de préférence dans des pays plus épouvantables les uns que les autres !"
M.E.N dans la feuille nabienne n°6
" Je n'avais plus que le courage de m'investir dans l'écriture, quitte à continuer à vivre dans une précarité qui ne m'effrayait pas, à laquelle je m'étais habitué, m'attachant à cette croyance, sans doute naïve, que ma studiosité finirait par obtenir des résultats. Je me saoulais donc de travail, je lisais et j'écrivais avec acharnement, plus que je ne l'avais jamais fait. Coûte que coûte, il me fallait continuer d'écrire, lutter pour inscrire une régularité d'écriture dans mon quotidien déjà bien encombré, trouver l'espace et le temps de le faire, conquérir ce temps. Je ne crois pas ceux qui disent manquer de temps pour écrire, car, en réalité, personne n'a le temps d'écrire, écrire n'étant pas une activité normale. C'est une activité que nous devons nous imposer, c'est un temps que nous devons prendre d'autorité. Ecrire n'est pas seulement une affaire de talent ou de compétence, mais d'abord une aptitude à s'inventer du temps, à se créer des espaces de liberté et à savoir s'immerger dedans, c'est une disposition à se faire temps".
Philippe Vilain, mauvais élève
Je parle de son grand-père à ma fille de sept ans et je lui dis qu'enfant nous montions sur ses pieds et il marchait alors à grands pas, on avait l'impression de voler. Je fais la même chose très souvent avec elle. Ce soir, je lui dis cela et elle réplique alors, arrête avec lui, c'est une légende.
Pourquoi lui dis-je?
Parce qu'il est mort, il n'existe plus.
"Nos premiers moments d'indépendance étaient paisibles et routiniers. Nous sortions peu le soir. Sandrine était une fille travailleuse, déterminée, simple, respectueuse, dont l'humeur dépendait surtout de l'état de ses cheveux".
Mauvais élève, Philippe Vilain
De temps à autre Facebook met sur votre page une photo en disant que vous aimeriez peut-être partager ce souvenir.
Hasard du calendrier (c'est le cas de le dire!), ce 21 janvier, date de la mort du Roi Louis XVI guillotiné en 1793, FB me propose cette photo avec la date du 21 janvier 2019. Mon père, moi et derrière mon père, une photo de lui enfant.
Pourtant je ne suis jamais allé en Thaïlande à cette date. Encore plus étrange, lorsque je lui demandais à quoi il pensait, il répondait systématiquement: "A la mort de Louis XVI".
Selon FB, photo du 21 Janvier 2019
"Laissez-vous faire, il fait beau, tout est clair, la ville s'anime au matin, une damoiselle passe et c'est toujours la même jeune fille depuis cinq cents ans. Vous allez déjà mieux, vous respirez mieux, vous oubliez les petites et grandes trahisons, vous oubliez les langues mortes du ressentiment, de la plainte, de la peur, de la fausse efficacité managériale et de la vraie haine politique".
Jérôme Leroy dans Un effondrement parfait
Elle dit en arrosant ses plantes:
- Si je n'ai pas réussi l'éducation de ma fille, au moins j'aurai réussi à bien m'occuper de mes plantes. Je lui réponds qu'elle n'a qu'à faire grandir sa fille comme une belle plante.
-Oh dit-elle!
"Un coeur brisé, le foutoir dans la vie, et personne ne pouvait nous prémunir pour la prochaine fois. Tu en perds une, tu en prends une autre. Un jour elle t'aime, et un autre jour, à des années de distance, elle te déteste. Salopard. Pauvre con. Oh, oui, baby, fais-moi jouir. Tous ces mots sortent de la même bouche. Tsst, tsst! T'es mon seul et unique. T'as qu'à te lever et le réparer toi-même."
Dur comme l'amour (Larry Brown)
Phrase lue chez Yannick Haenel dans sa chronique hebdomadaire à Charlie Hebdo; il la tire du film d'Eustache, La maman et la Putain, "Tu as recommencé à vivre sans que l'angoisse t'étreigne, tu crois que tu te relèves alors que tu t'accoutumes doucement à la médiocrité."