mercredi 6 novembre 2024

EXERCICE D'ADMIRATION (II)

Il était autour de minuit l'autre soir quand j'ai fini votre roman. J'avais lu dans la journée, comme chaque mercredi, la chronique de Y. Diener, le psy de Charlie Hebdo, qui n'a de cesse dans ses billets de vitupérer contre la Novlangue et le mal qu'elle (nous) fait. "Comment nous sommes hachés menu par les éléments de langage" dit-il.

J 'y ai vu un rapport avec La vie des spectres et son héros Jean Dulac.

Il y a des années j'ai découvert le classique du cinéma "Ma nuit chez Maud" que j'associe depuis et pour toujours à la ville de Clermont-Ferrand; je ne la connais pas mais je devrais normalement bientôt y passer: j'y ajouterai alors comme étapes, Landos et le Puy-en-Velay, villes que j'associe maintenant à Hélène Drach. 

Lire c'est voyager!

La semaine suivante , je lisais à nouveau la chronique de Y. Diener dans laquelle il cite cette fameuse phrase de Kafka: "Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en vous". 

C'est exactement ce que produit votre livre.

Dulac, qui petit à petit s'enfonce (comme dans un lac) et va à sa perte mais soudain Monk est là et c'est splendide.

                                Sur "La vie des spectres" de Patrice Jean