dimanche 22 juin 2025

POURQUOI JE SUIS NIETZCHEEN!

Elle ne me regarde pas, située légèrement sur ma gauche et de profil, commence son discours le regard embué; un discours humaniste, elle décrit ses valeurs, la foi en l'humanité. De la poudre aux yeux. Elle habite ce quartier pauvre depuis longtemps et connaît ce public à besoins. On intervient pour demander à tout le monde si on se reconnaît dans ses valeurs morales. On dit oui.

Les larmes sont encore plus abondantes. 

Puis elle s'adresse à moi, toujours sans me regarder en prenant un ton comminatoire, qualifiant ma soi-disant indifférence à des attouchements sur une petite élève dont elle connaît la famille, indifférence totalement fantasmée, d'acte grave. Elle a le même ton avec moi que lorsqu'elle s'adresse à ses élèves. Aveuglée par ses larmes et son discours elle parle de tribunal ou de procès possible.

Elle s'inquiète aussi d'oublis de ma part, de transmission d'informations importantes concernant les services sociaux; tout ça est faux, c'est du grand n'importe quoi. Elle ne sait pas que par obligation de confidentialité je ne peux pas transmettre toutes les informations.

Elle pleure, voudrait appeler ma femme pour l'avertir de mes oublis. Elle médicalise son propos,  il faudrait consulter. Justicière, elle se prend et pour un médecin et pour une femme de Loi. 

Avec son idéologie, ses bondieuseries, elle ne voit pas qu'elle pourrait me mettre en difficulté. Elle me jette en pâture sans jeter à aucun moment un seul regard. 

De la Moraline à plein tube.

 

dimanche 15 juin 2025

vendredi 6 juin 2025

CROONER, TROUBADOUR, POETE (XL)

Je me souviens d′une terre brûlée alentour
D'une vallée de larmes où chacun cherchait l′amour
Je me souviens des frémissements les plus légers
Je me souviens
En demi conscience, j'allais au fond des ténèbres
Sous ta robe blanche la nuit est surnaturelle
Je me souviens d'une voile tendue au fond de la nuit
Je me souviens
Je me souviens de demandes dans l′univers
Je me souviens de l′appel de la lumière
D'une dame en noire qui gifle le loup des mers
Je me souviens
Je me souviens par la bride dans l′obscurité
Je me souviens de l'altitude où j′me trouvais
Je me souviens boire, boire dans un même ruisseau
Je me souviens
Je me souviens d'un assassin dans la montagne
Une digue, un pont, la bataille de Wagram
D′une milanaise et d'un qui vient à mourir
Je me souviens
Je me souviens de matins passés hors de France
Je me souviens du regard des gens de Florence
Je me souviens de savantes mains de bourreau
Je me souviens
Je me souviens que le coeur frémit d'amour
Que l′amour s′en va si orgueil avec amour
Je me souviens qu'on me déshabilla la nuit
Je me souviens
Je me souviens du parfait vassal que j′était
Pensant à voix basse "pourquoi veut-elle me tuer?"
Je me souviens comme agité de tremblements
Je me souviens
Je me souviens que le père venait de mourir
D'une armée anglaise piètinant mes souvenirs
Je me souviens de Murat aux portes de Naples
Je me souviens
Je me souviens
Je me souviens, je me souviens, je me souviens
Je me souviens, je me souviens, je me souviens
Je me souviens, je me souviens, je me souviens
Je me souviens, je me souviens, je me souviens


 

lundi 2 juin 2025

LE LION ET LES MOUTONS


 

Jetez-lui promptement sous la griffe un mouton :

S’il n’en est pas content jetez-en davantage

                                            Jean de La Fontaine, Le lion


dimanche 1 juin 2025

SIGEAN? CI-GÎT!

 

                                           Sigean, réserve africaine, le 29/05/25