jeudi 29 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (X)

Pas réussi à se démarquer

ça marque à la longue

toujours dans les pas de quelqu'un

dans l'ombre

aucune trace visible

apparemment

mais l'HOMBRE sombre!

mardi 27 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (IX)

Pas la vie de Van GOGH

mais

toutes ses étendues d'or

 

Pas la vie de Monk

mais

chaque note répétée à satiété

 

Pas les bières de Bukowski

mais

tous ses poèmes

 

Pas le cigare d'Hemingway

mais

tous ses dialogues

 

En finir avec toute la bouillie biographique

les arguments psycholo-gisants

vivre

merde.

dimanche 25 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (VIII)

                                                            Danse


Journée difficile. Subie. Passive.

Des paroles écoutées, échangées, des opinions

Sur l'éducation

Fatigue.

"Reprendre possession de son corps"

Ai-je retenu d'une conférence d'un psychanalyste sur la

Danse

Après une journée en société, dans 

L'intimité

C'est le geste

Vital

Reprendre possession de ses mots,

Geste mental

Aussi primordial.

vendredi 23 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (VII)

Saturation du JE

répétition

je dis je mais je ne sais pas pourquoi

le jeu du jeu, transmis de

génération en génération

j'ai entendu mon grand-père dire je

mon père n'a jamais dit autre chose

et mon frère qui en est repu

et pourtant rien n'est si faux

je, mérite un autre sort

je sors de la famille

pour arriver à dire JE

mercredi 21 février 2024

WOMEN (II)

-Tu es bien nerveux, Delafeuille.

-Non mais vraiment, puisqu'on parle des femmes. Je veux dire, personne ne nous entend. Tu en penses quoi?

-Je pense quoi de quoi?

-Des femmes? En tant que libraire?

-En tant qu'homme.

-Qui te dit que j'en pense quoi que ce soit?

-Allons, allons. Nous avons tous des théories, surtout quand nous sommes bourrés.

Raoul vida son verre.

-Nous ne pouvons plus rien penser des femmes, dit-il, et tu le sais très bien. Sinon tu ne poserais pas la question.

                       Le livre de la rentrée, Luc Chomarat

mardi 20 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (VI)

Prendre tout le temps des notes

Avec pour ce mot son sens musical

Prendre des notes c'est prendre son pouls

C'est connaître son rythme

lundi 19 février 2024

MAINTENANT (II)

"La laideur vient de la frustration."

"Celui qui sait bien dormir gagne du temps."

"Ne pas se laisser happer par le marasme idéologique."

"La douleur est sérieuse mais le désespoir ridicule."

"Partout la suspicion, l’idée de la sécurité avant tout, ne pas perdre la face, se garder de toute faiblesse ludique !"

                            L. Dax, revue Ironie (Janvier, février, Mars 2024)

dimanche 18 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (V)

J'ai devant moi, mais il m'échappe, celui que je rêve d'être.

Informulée, ruminée, la description qui m'idéalise, m'irréalise. Je fuis comme la peste le principe de réalité, mais rien n'empêche les fantasmes de déferler, de te leurrer.

Ne pas pleurer.

MAINTENANT (I)

Dans le dernier numéro de la revue Ironie (Janvier/Février/Mars 2024), de Lionel Dax


"S'assagir, c'est entrer dans le jeu de la mort." L.R.D.F


"Sur la route, Vivaldi, Scarlatti, Pergolèse, tout droit, vers le sud, allegro, largo, allegro, les hirondelles s'activent en ronde devant le pare-brise, miroir de leur agilité."

"Sollers remontant d'un pas prompt le boulevard de Port-Royal."


 

vendredi 16 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (IV)

Des phrases à longueur de journée

Ou alors des silences sans fin

Mais pas un mot valable

Pas une pensée vraie

Triste bilan de la journée

Et ceci toujours recommencé

mercredi 14 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (III)

J'aimais une fille

mais comme je ne savais pas

parler

j'utlisais ce que je connaissais

TAC TAC TAC

ou encore

1 2 3 4

je déclenchais son rire 

mais rien n'y faisait

toujours s'illusionner

lundi 12 février 2024

SES PUTAINS MEURTRIERES (II)

Pâleur d'un visage

dans le jour froid qui se lève

c'est

pour moi le halo

qui

réchauffe mes ténèbres

samedi 10 février 2024

SES PUTAINS MEURTIERES (I)

Souvent il se promenait durant d'interminables heures, ne voulant pas rentrer à la maison pour retrouver un inconfort qu'il détestait mais qu'il n'avait pas la force de changer. Il marchait et des flots de pensées le submergeaient. Il savait pourtant que l'unique solution pour ne pas couler était de s'arrêter, de se poser et de mettre à plat tout ce qui lui venait à l'esprit.

Pour passer de personnage de mauvais roman à possible narrateur du récit qu'il oserait enfin appeler vie, sa vie à reconstruire à la force du poignet.

Finies les envolées

Les voeux voilés

Les voix volées

S'ouvrir

Finies les vaines allées

Les veines coupées

La vie corvée

Le corps

Levé de la 

Victoire

dimanche 4 février 2024

ASSEMBLAGE

Quel drôle d'assemblage dit-elle.

Un grand bourgeois et un prolétaire quoi de commun?

Pas si sûr, écoute, ce sont les dernières lignes du roman-poème de Ponthus: 

Il y a qu'il n'y aura jamais

De 

Point final

A la ligne

 

Oh! Sans ponctuation! Comme dans Paradis!

D'un livre l'autre, j'entame maintenant la biographie de Louvrier sur ce mystérieux Sollers. N'est-ce pas Mozart qui disait que la musique est dans le silence entre les notes?

 


samedi 3 février 2024

L'INFINI

"Il y a qu'il n'y aura jamais

De 

Point final

A la ligne"

                              Joseph Ponthus, A la ligne