samedi 17 mai 2025

ECLATS DE NABE!

Si Charlie Christian, Lautréamont ou Raymond Radiguet s’étaient dit : « Oh, ça va, j’ai le temps, je vais me chauffer un peu dans mon art, mais bon, je donnerai ma puissance après 25 ans, je ne suis pas obligé de mettre toute la gomme au début, il faut y aller mollo, piano piano, qui veut aller loin ménage sa monture… » et autres conneries, il n’y aurait jamais eu tous ces chefs-d’œuvre absolus de la musique de l’ère swing pré-bebop à la guitare électrique, ni Les Chants de Maldoror et les Poësies de Ducasse, ni Le Diable au corps, Le bal du comte d’Orgel et surtout ce recueil de poèmes au titre génial : Les Joues en feu.

 

 Comme celui qui a « introduit le langage parlé dans le langage écrit », moi j’ai réintroduit la vie dans la littérature. Absolument ! Par mon écriture, le livre lu n’est plus du tout mort ni poussiéreux, c’est de la vie directement qui en jaillit, intacte. Et pour mettre de la vie dans la littérature, il faut mettre la littérature dans sa vie. La littérature, c’est pas un truc pour mec qui aime bien lire des livres chez lui en secret, dans l’ombre ; c’est revivre l’écriture de l’écrivain comme il les a vécues lui-même (la vie et l’écriture qu’il a écrite), c’est plonger avec joie dans le contenu vivant, vivace de ce qui est écrit !

 

Le signe de quelqu’un de petit, c’est qu’il ne voit jamais les choses en grand.


                                 Extraits de la feuille nabienne n°19

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