samedi 18 décembre 2021

"JE CROIS QUE JE SAIS" ( Pauvre H, J.P Georges)


 Il sait qu'il doit écrire sur son père, plutôt sur son père que sur sa mère. Ecrire sur sa mère pense t-il, c'est comme écrire sur du sable.

Mais quoi dire? Il repense à un roman lu il y a 20 ans: JE NE SAIS PAS; il avait été attiré par le titre, il le feuillette ce soir et tombe sur un passage où le narrateur raconte sous la forme d'un journal sa naissance durant la période troublée de la guerre d'Algérie.

Quand un jour il avait lu que le trait de caractère principal du roi Louis XVI était l'incertitude il avait d'abord souri puis il avait pensé au destin de ce monarque. 

Il repense aussi à un autre roman au même titre, JE NE SAIS PAS, une sorte de Je me souviens où le narrateur, l'auteur? -Il ne sait pas- par flashs se remémore sa vie, dont un moment en Algérie.

 Il y a cette phrase: "Si tout est trop clair cela ne rime pas à grand chose". Il est tout à fait d'accord, là il sait.

On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens.

A propos de son père il sait qu'il ne sait pas assez; il y pense lorsqu'il court à travers les rues de son quartier aux noms d'écrivains célèbres et c'est quand il passe dans la plus longue des rues, la rue Michelet, qu'il se dit qu'il faut faire ce travail de mémoire, d'histoire, il n'a plus beaucoup de temps. 

Il pense à cette phrase de Socrate (ou peut-être est-elle de Platon; il ne sait plus): "Je sais que je ne sais rien", mais il y a aussi celle de Lacan ou de Freud (il a un doute) qui dit "Tu peux savoir".

 Alors qui sait?

                           

 

 

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